vendredi, 13 janvier 2006
La maison de la chance
Mon coeur las m'a dit au revoir et s'en est allé pour la Maison de la Chance.Comme il atteignait cette cité sainte que l'âme a bénie et adorée, il commença à s'interroger ,car il ne put trouver ce qu'il avait toujours imaginé y découvrir.
La ville était dépourvue de pouvoir,d'argent et d'autorité.
Et mon coeur s'adressa en ces termes à la fille de l'Amour : "O Amour,où puis-je trouver la Félicité?J'ai entendu dire qu'elle était venue ici te rejoindre."
Et la fille de l'Amour répondit :" La Félicité est déjà partie prêcher sa bonne parole dans la ville,où l'avidité et la corruption règne en souverains;nous n'avons pas besoin d'elle."
La Chance ne sollicite pas la Félicité,car c'est un espoir terrestre,et ses désirs sont assouvis dans l'union avec les objets,tandis-que la Félicité n'est pas sincère.
L'âme éternelle n'est jamais rassasiée ;elle recherche toujours l'exaltation.Puis mon coeur regarda la Vie de la Beauté et dit:"Tu es toute connaissance; éclaire moi sur le mystère de la Femme."Et elle lui répondit:
"Ô coeur humain , la femme est ton propre reflet,et elle est tout ce que tu es ; où que tu vives elle vit;et elle est pareille à la religion quand l'ignorant ne l'interprète pas, semblable à la lune , si elle n'est pas voilée par les nuages et pareille à la brise, si elle n'est pas empoisonnée par les impuretés. "
Et mon coeur avança vers la Connaissance , fille de l'Amour et de la Beauté, et implora : "Accorde-moi la sagesse , que je puisse la partager avec le peuple." Et elle lui répondit :"Ne parle pas de sagesse, mais plutôt de chance, car la chance réelle ne provient pas de l'extérieur, mais elle commence dans le Saint des Saints de la vie.
Ce qui est en toi est commun à autrui ".
K.GIBRAN.
17:48 Publié dans Livre, poème, réflexions, spiritualité | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Littérature




Commentaires
UNE CHAMBRE EN VILLE
Le Saint des Saints de la Vie s'exprime en beauté
Nue sans la moindre trace du sensible et grossier
L'extase en est la moindre manifestation
Pas un souffle n'est capable de prononcer son nom
C'est au confluent de la chambre éthérée
Où masculin et féminin célèbrent l'Aimé
Que s'exprime en grande et généreuse abondance
L'ampleur et la douceur de sa magnificence
Pour la trouver il faut démissionner d'office
Du rôle d'emprunt joué qu'on offre en sacrifice
Un sacrifice qui peut coûter beaucoup à ceux
Qui ont pris à tort cette pauvre enveloppe pour eux
Peu importe à ce moment ce qu'il en est en ressort
Rien ne saurait égaler ce divin trésor
Peu importe désormais le futur de la forme
Elle répond maintenant à de nouvelles normes
Ecrit par : gmc | vendredi, 13 janvier 2006
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