vendredi, 15 septembre 2006
chanson de la pluie
Pour toi... en souvenir d'une pluie de fin d'été ...
Je suis des filaments pointillés que les dieux versent
Des cieux.La nature me prend alors , pour orner ses champs et ses vallées.
Je suis de belles perles , cueillies sur la
Couronne d'Ishtar par la fille de l'Aube
Pour embellir les jardins.
Quand les collines rient ;
Quand je me mortifie les fleurs se réjouissent ;
Quand je me penche toutes les choses s'exaltent.
Le champ et le nuage sont des amants
Et entre eux je suis messager de la grâce.
J'apaise la soif de l'un ;
Je guéris la maladie de l'autre.
La voix du tonnerre annonce mon arrivée ;
L'arc-en-ciel signifie mon départ.
Je suis comme la vie sur terre, qui commence
Aux pieds des éléments fous et s'achève
Sous les ailes étendues de la mort.
J'émerge du coeur de la mer et
M'élève avec la brise.Quand je vois un champs dans
Le besoin, je descends et j'embrasse les arbres et
Les fleurs en un million de petites gouttes.
Je touche gentiment les fenêtres de mes
Doigts mous , et l'annonce de mon arrivée est un
Chant de bienvenue.Tous peuvent entendre, mais seuls
Les sensibles peuvent comprendre.
La chaleur dans l'air me donne naissance,
Mais en retour je la tue,
Comme la femme triomphe de l'homme avec
La force qu'elle puise en lui.
Je suis le sanglot de la mer;
Le rire du champ;
Les larmes du ciel.
Mais avec amour-
Les sanglots de la profonde mer de la tendresse;
Les rires du champ bariolé de l'âme;
Les larmes du ciel infini des souvenirs.
K. GIBRAN
(Rires et Larmes)
photo Myriam M
22:07 Publié dans poème, réflexions, spiritualité | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note



Commentaires
J'adore tes écrits et encore plus les images que tu a choisies, merci pour ce merveilleux voyage.
Ecrit par : Mens | vendredi, 15 septembre 2006
Merci Mens , touchée également par ta sensibilité poétique, et la délicatesse de tes mots .Merci encore et passe ici quand tu veux ...
Ecrit par : myriam | vendredi, 15 septembre 2006
IN THE MOOD
Les larmes chaudes irriguent la terre fertile qui se rappelle qu'un jour elle a porté semence. Quand la germination s'opère sans adjuvant chimique et sans manipulation génétique, jaillit du sol la jeune pousse qui flamboie au soleil des nocturnes promenades, insensée misérable aux reflets dépouillés. Prise dans l'étau langoureux de l'étreinte admirable, broyée plus fin que le sable bleu des comètes, l'irradiation la rend transparente et lucide comme le verglas atomique des galaxies versifiées. Un rire de printemps illumine son regard malicieux qui observe les antilopes gazouiller dans la brume et les frissons de la joie caresse ses pommettes pendant que son chant muet aux teintes monochromes réenchante la folie des splendeurs.
Ecrit par : gmc | lundi, 18 septembre 2006
Merci pour cet entrelac de mots libres gmc , ils étincellent comme de petits diamants ...
Ecrit par : myriam | lundi, 18 septembre 2006
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